Le phare de la Martre, joyau de la côte gaspésienne, se dresse fièrement sur son promontoire naturel, à deux pas de l'église, offrant l'originalité de sa structure octogonale à la caresse du soleil et à la morsure des vents.  Il est le seul phare à ossature de bois de la côte.  Un premier phare construit en 1876 à même la maison du gardien est devenu désuet, fut démoli pour faire place en 1906, au phare actuel, plus moderne, plus solide et capable de supporter l'installation d'un appareillage d'éclairage dioptrique doté d'un système d'entraînement mécanique.

Pour les quatre gardiens qui s'y sont succédés, la situation privilégiée du phare, au coeur même du village, lui a valu le surnom de «cadillac des phares», puisqu'ils n'ont jamais eu à affronter la solitude qui caractérise habituellement l'exercice de ce métier.  D'ailleurs, à une certaine époque, la proximité du phare par rapport à l'église suscita une certaine jalousie du curé.  «Il y avait deux personnes particulièrement respectées au village: le curé et le gardien du phare.  Mais on sentait toujours une petie rivalité entre ces deux-là, car le curé avait bien du mal à accepter que quelqu'un d'autre soit à la tête d'un édifice aussi haut que son clocher». raconte d'un air amusé Yves Foucreault responsable de la station du phare de la Martre.

Une visite guidée vous permettra d'en apprendre le fonctionnement, d'imaginer le travail des gardiens d'autrefois et de contempler le panorama.